Le sujet du jour concerne l’hypocrisie des observateurs du web concernant les business models des nouveaux services sur le web.
Le consensus veut que les business models reposant uniquement sur la publicité soient considérés comme fragiles, puisque dépendant de la conjoncture et reposant sur une source non extensible indéfiniment : la somme des budgets publicitaires. Dans le même temps, les services entièrement payants, en particulier lorsqu’ils ne proposent “que” de l’information, sont accusés, parfois à tort, de se priver d’un trafic considérable et de ne pas pouvoir reposer sur de l’UGC. Pour autant, le récent succès d’Arret sur Image - version web dément ces deux préjugés. Lorsqu’un service crée ou répond à un besoin de service inédit, la participation financière peut même contribuer à renforecer l’idée de club, absent des services gratuits.
Enfin, le modèle freemium, modèle bâtard constitué de services gratuits et de services premium, payants, est celui qui recueille le plus de suffrages des observateurs du web, notamment car il permet de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier en ayant deux sources de revenus. Gratuité et services payants devraient par conséquent représenter les deux forces à absolument équilibrer au sein d’un business model de start-up de services sur internet ? Un site de vente privée avec droit d’entrée serait-il inconcevable ? Des éclairages seraient bien venus …
La folie conduit à voir un même objet en de multiples occasions. Je suis fou... de web. Alexandre Cabanis