Les tagueurs ne seront bientôt plus les seuls à pouvoir dire cela. Les salariés d’agences web pourraient les rejoindre dans quelques temps.
Il y avait avant cet article de sir Tim Berners-Lee et maintenant il y a l’après.
Avant on se demandait comment les données qui nous concernent (et que l’on ne renseigne pas forcémént) sur les sites pourraient être exportées afin d’être réutilisées sur d’autres. En effet, pourquoi tous mes contacts professionnels sur Facebook ne seraient-ils pas sur LinkedIn ? Et le web sémantique par ci, les microformats et le langage RDF par là...
Internet reliait les ordinateurs, le web relie les documents, le graphe relie les personnes et objets, au-delà des pages web sur lesquels ils apparaissent.
Désormais, à l’aune du post de sir Tim Berners-Lee, nous nous demandons si, après l’ère d’internet et du réseau (TCP/IP), celle du web et des documents (http), nous ne rentririons pas dans celle du graphe et des relations (nos connaissances elles-mêmes, prises au sens large). Et si de troisième ère, il ne s’agirait plutot d’une huitième couche au sein du modèle OSI (Open System Interconnexion), datant de 1984… Au-delà des couches physique, de liaison des données, de réseau, de transport, de session, de présentation et applicative, n’y aurait-il pas une couche”de données”, celles-ci étant comprises comme des informations granulaires et comprises universellement ?
Les ingrédients, dont parle Tim Berners-Lee pour cette (r)évolution nous sont familiers : le Giant Global Graph fait référence au web sémantique et le standard ouvert et universel des données pourrait s’appeler le RDF OWL ou le SPARQL ou… Le résultat en sera le même : si j’ai prévu d’assister à un concert dans mon Google Calendar, je verrais quels sont mes contacts Facebook qui compteraient également y assister, la page myspace de l’artiste, etc… Certes, les ingrédients sont familiers, mais le résltat de la recette est inédit : fini l’idée d’un web de nouvelle génération, 3.25. Le web est mort, vive le Graphe !
La folie conduit à voir un même objet en de multiples occasions. Je suis fou... de web. Alexandre Cabanis