Archive for novembre, 2007


“Je bosse dans le graph”

GraphLes tagueurs ne seront bientôt plus les seuls à pouvoir dire cela. Les salariés d’agences web pourraient les rejoindre dans quelques temps.

Il y avait avant cet article de sir Tim Berners-Lee et maintenant il y a l’après.

Avant on se demandait comment les données qui nous concernent (et que l’on ne renseigne pas forcémént) sur les sites pourraient être exportées afin d’être réutilisées sur d’autres. En effet, pourquoi tous mes contacts professionnels sur Facebook ne seraient-ils pas sur LinkedIn ? Et le web sémantique par ci, les microformats et le langage RDF par là...

Internet reliait les ordinateurs, le web relie les documents, le graphe relie les personnes et objets, au-delà des pages web sur lesquels ils apparaissent.

Désormais, à l’aune du post de sir Tim Berners-Lee, nous nous demandons si, après l’ère d’internet et du réseau (TCP/IP), celle du web et des documents (http), nous ne rentririons pas dans celle du graphe et des relations (nos connaissances elles-mêmes, prises au sens large). Et si de troisième ère, il ne s’agirait plutot d’une huitième couche au sein du modèle OSI (Open System Interconnexion), datant de 1984… Au-delà des couches physique, de liaison des données, de réseau, de transport, de session, de présentation et applicative, n’y aurait-il pas une couche”de données”, celles-ci étant comprises comme des informations granulaires et comprises universellement ?

Les ingrédients, dont parle Tim Berners-Lee pour cette (r)évolution nous sont familiers : le Giant Global Graph fait référence au web sémantique et le standard ouvert et universel des données pourrait s’appeler le RDF OWL ou le SPARQL ou… Le résultat en sera le même : si j’ai prévu d’assister à un concert dans mon Google Calendar, je verrais quels sont mes contacts Facebook qui compteraient également y assister, la page myspace de l’artiste, etc… Certes, les ingrédients sont familiers, mais le résltat de la recette est inédit : fini l’idée d’un web de nouvelle génération, 3.25. Le web est mort, vive le Graphe !

The Lipdub de le Digitas France


Lipdub : Digitas France featuring Partenaire Particulier
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Baby Genius

bebe geniusLe récent post de TechCrunch concernant le rapport entre l’âge et les chances de réussite d’un entrepreneur dans les NTIC m’a séduit,…, du fait de mon âge. Les chances de réussite d’une start-up technologique seraient inversement proportionnelles à l’âge de son fondateur…
En y regardant de plus près, une question subsiste si ce phénomène était avéré : d’où cela proviendrait-il ?

  • Pour Glen Kelman (CEO de Redfin), il proviendrait de la fraîcheur de talents non encore formatés, qui possèdent “cette ignorance des premières fois(…)qui permet aux entrepreneurs débutants de penser sans contraintes et d’être ambitieux.
  • Pour Fred Wilson d’Union Square Ventures, dont s’inspire Ouriel, il s’agirait d’une question d’appropriation des nouvelles technologies par une génération pour laquelle le mot geek perd tout son sens tellement il représente la norme.
  • Proviendrait-il sinon d’un changement de paradigme dans le business d’une manière générale ?
    • D’une part, l’accès à des partenaires (financiers ou autres) ne connaîtrait pas les barrières d’antan. La première génération du web aurait-elle laissée son empreinte dans la gestion des rapports professionnels au-delà du feu de paille qu’était le « funky business » ? L’âge, comme la tenue vestimentaire ou l’école de formation seraient-ils des codes d’identification d’un profil d’une autre ère ?
    • D’autre part, les règles de management d’il y a encore dix ans seraient-elles périmées au point de ne pas savoir répondre correctement à un marché de consommateurs habitués à la transparence, à la personnalisation et à l’immédiateté ? En d’autres termes, si demain Mark Zuckerberg et Bill gates ou Eric Schmidt étaient parachutés à la tête de deux entreprises de taille égale dans l’agro-alimentaire, la première aurait-elle plus de chances de s’en sortir…

Bref, beaucoup de questions restent en suspens…

Entre 2 “.0″

bebe-pieuvre.jpgAu moment où chacun court après le titre de père du terme de “web 3.0″ afin de suivre au palmarès Tim “web 2.0 didn’t exist before me” O’Reilly et où chacun y va de son interprétation fumeuse d’un web sémantique utilisant ou non une intelligence artificielle tout en reposant sur l’intelligence collective, ou pas, peu sont ceux qui cherchent à savoir ce à quoi le web peut simplement ressembler dans un an.

Gardons nous avant toute chose de parler de nouvelle génération d’internet (ou de 3.0) avant que les services communautaires se soient stabilisés (tant dans la profusion de l’offre que par une utilisation mature et grand public). L’enjeu actuel, d’abord crucial pour les réseaux commmunautaires, réside dans le fait que les contenus sont une denrée limitée par le nombre de leurs créateurs et contributeurs. Une issue : partager ces contenus entre divers sites.

  • A la mi 2007, Facebook cré sa plateforme F8, permettant à toute application tierse d’utiliser sa base utilisateurs et son front office
  • Il y a deux semaines, Google annonce sa plateforme Open Social permettant aux développeurs d’en faire de même avec l’enseble des réseaux sociaux partenaires d’Open Social
  • Il y a une semaine Netvibes réplique en proposant son universal Widget API permettant de développer des widgets compatibles Open Social, Facebook et certains OS

Trois pas allant toujours un peu plus loin dans le même sens : l’interopérabilité. A chaque fois le même reproche : à quand la portabilité des données ? Quand le dépositaire des données rentrées dans les applications tierses sera-t-il l’utilisateur (nous tous) et non le garant tehnique du fait que des applications diverses fonctionnent en un même emplacement (almighty Goog) ?

A la prochaine station, le navigateur Flock ou un des multiples sites d’agrégation de ses différents profils sociaux permettront non seulement d’accéder à diverses plateformes, mais d’envoyer une même information à toutes ses réseaux sociaux via une même application tierse.

Puis les réseaux seront ouvertement intercompatibles, sans passer par des applications tierses. De son premier profil sur le site social de Barbie à son testament, nous pourrons réutiliser, enrichir et maîtriser d’un seul emplacement ses données personnelles.

Mais attendez une minute : cet idéal porte en lui-même les germes de sa perte : de là à ce ce que ces données soient croisées avec certaines sur lesquelles l’utilisateur n’a pas prise sur Spock et le web sémantique perdra son aspect juvénil et si plaisant d’aujourd’hui… (Qui a parlé des fictions concernant Goole ?)