Archive for novembre, 2008
L’abonnement, business model du futur des services ?
Lorsqu’Orange devient le Canal+ bis du foot du samedi soir, pour la modique somme de 6€ par mois, en plus des 39 d’abonnement ; lorsque le Monde demande 6€ pour l’accès à ses contenus premium online ; lorsque l’éditeur de jeux vidéos EA lorgne de plus en plus ver le modèle du “free-to-play”, sorte de modèle freemium où les contenus supplémentaires sont payés à l’unité, chose qu’ils expériencent déja en Asie où ils récoltent 28$ en moyenne par joueur acceptant de payer pour du contenu additionel sur Fifa ou NBA Street ; on ne peut s’empêcher de penser à la fin du paiement à l’acte ou en tout cas du paiement à l’acte sans base gratuite.
Lorsque par ailleurs, Guy Kawasaki recueille de ses ouailles (i.e. followers), que 53% sont prêts à payer 5$/mois pour gazouiller sur Twitter et accessoirement offrir un business model à une start-up peinant à en trouver un, on se dit que nos camemberts de dépenses mensuelles pourraient voir la dépense “abonnement” sérieusement augmenter.
Quelques exemples de catégories de services qui pourraient shifter vers l’abonnement (au moins partiel) :
- pharmacie (services privés)
- taxis (même si c’est déja le cas sur les services haut de gamme)
- jeux vidéos (d’un éditeur)
- presse (d’un éditeur)
- gestion dynamique et sémantique de son réseau social (onn’en est pas loin)
D’autres idées à la suite de mon ébauche ?
La tête dans les clouds
D’abord, on entend vaguement parler du “cloud computing”, consistant à mettre en commun les capacités de calcul de serveurs dispersés dans le monde entier pour qu’elles bénéficient au plus grand nombre.
Puis, l’on apprend qu’un certain Christophe Bisciglia, chez Google, est seul à l’origine d’un concept d’une si grande portée. En poursuivant un but hédoniste de mise à disposition de ses savoirs et des outils Google, il avait jeté les fondations de la matière première demain la plus utilisée : une base de données universellement connectée. Cette base de données géante, retournée en permanence par la puissance de calculs de millions d’ordinateurs mis en commun, peut apparaître en tant que boîte opaque, ou que “nuage” obscur, selon le point de vue et selon l’orientation que voudront bien lui donner les premiers propriétaires de champs de calcul de la planète : Google, Microsoft et autres Amazon…
Si à ce point là, vous pensez être dans la science fiction, ne lisez pas la vision de Kevin Kelly, ex-patron de Wired, pour qui le cloud computing n’est qu’une étape vers l’émergence d’un super organisme conscient. J’irais jusqu’à dire que le cloud en serait le système nerveux central et le web sémantique les axiômes…
Et puis, en ces jours remplis de posts concernant la fin des blogs, du web 2.0 et de la sillicon valley, on se surprend à croire. Croire que nous n’en sommes qu’à la préhistoire. Le plus fou est à venir.
Credits: Geek and Poke

La folie conduit à voir un même objet en de multiples occasions. Je suis fou... de web. Alexandre Cabanis
