Un récent post de Nicolas Voisin m’a fait beaucoup réfléchir. Je le cite:
La “blogosphère” en son sens large et actualisé (le web social d’un territoire, incluant blogs, microblogging, réseaux sociaux et bookmarking, notamment) est, de plus en plus clairement, une aristocratie à part entière.
Cette analogie est on-ne-peut-plus riche de sens. Elle implique selon moi avant tout un caractère indissoluble: “Lorsqu’on naît aristocrate on le reste”. Et comment ne pas se dire que depuis 10 ans en France, les références de l’e-commerce, de l’e-marketing, de l’ergonomie, etc. ont peu ou prou changées, sans d’autres mérites que d’avoir été là avant les autres, et par une sorte de cercle vertueux, avoir bénéficié de connexions et d’informations exclusives uniquement dues à ce statut. Lorsque certaines de ces soit-disant références se contentent d’utiliser Twitter comme un vulgaire relais des posts sur leur blog, on ne peut s’empecher de remettre en cause leur statut.
L’âge ne fait pas tout. Le doyen des aristos, Jean-Michel Billaut, n’a certainement pas à rougir face à des fossiles bien plus jeune. La maléabilité est en cause. Comment passer pour une référence si l’on n’est pas soi-même un exemple en matière d’adoption du changment ? Les aristos américains, parfois critiqués dans leur excès à épouser le changement (Scoble, Spivack, Calacanis…) sont à 1000 lieues de souffrir les critiques de petits cons de la génération Y, dont je fais partie.
La situation en France est beaucoup plus sujette à objection. L’avenir de la propriété intellectuelle et le naufrage de la presse font émerger doucement une nouvelle vague, qui doit faire 4 fois plus d’effort que leurs aînés pour parvenir à un statut d’établi. En font partie Fabrice Epelboin, Damien Douani, Narvic, Mikiane et Nicolas Voisin justement. Combien de posts de réflexion pour égaler des dinosaures qui se sont contentés de tester des sites, des outils et d’aller à des cocktails ?
Ce Web Français est à l’image de la France: il se sédiment extrêmement vite, protégeant ceux pris dans la gangue et imperméable à ceux qui ne le sont pas. Espérons que les liens tissés entre les nods du réseau beaucoup plus vite qu’auparavant remuent cette vase plus vite que prévu…
La folie conduit à voir un même objet en de multiples occasions. Je suis fou... de web. Alexandre Cabanis

avril 10th, 2009 at 19:31
Salut,
Je te rassure : comme je ne cherche pas à “émerger” (et d’ailleurs émerger où ?), ça ne me demande aucun effort. :-))
Ce que je cherche, c’est mettre en forme mes idées sur les sujets qui m’intéressent, pour les exprimer et les partager avec ceux qui veulent, et ça, ça demandait autant d’efforts hier que ça en demandera demain.
avril 11th, 2009 at 1:00
Mais à mon humble avis,Narvic, tu es une des références de la capacité d’adaptation. Et cette amabilité est gratuite