Parce que l’union fait la force, parce que je n’ai jamais pris la peine de développer le trafic de ce blog par fainéantise et fausse modestie, parce que je crois dur comme fer au projet, je mets M. Webuse en sommeil quelques temps et vous renvoie vers mes derniers articles sur le mystérieux owni, sorte de fédération de blogueurs, unis par la même volonté de réduire la fracture numérique, non pas celle issue de la pauvreté, celle issue de l’ignorance :
Archive for the ‘Blogosphère’
La grosse parenthèse
Et je cours, je cours, je cours…
Décrocher le 500+ contacts sur LinkedIn.
Avoir plus de 1000 contacts sur Facebook.
Pourquoi ? Aucune idée, mais surtout ne pas s’arrêter en chemin.
Faire partie du classement blogs de Wikio de sa spécialité.
Dépasser les 1000 followers Twitter.
Lobotomie. Amnésie.
Bookmarker, poster, twitter ses posts et ses bookmarks, updater son statut Facebook avec Twitter, brancher Twitter sur FriendFeed, afficher son FriendFeed sur son blog. Ouf, la boucle est bouclée.
Dépasser les 5000 bookmarks, les 3000 updates Twitter, le niveau 30 de La Brute…
Lever la tête ; Orange sacrifie toujours l’innovation sur l’autel des bénéfices et le gouvernement la liberté des internautes et un nouvel écosystème économique en gestation sur l’hôtel du Fouquet’s. Rien de neuf sous la grisaille.
Et puis le réveil brutal : vouloir lutter contre la fracture numérique et ceux qui l’entretiennent, consciemment ou non. Être utile, en défendant l’accès à Internet comme un droit inaliénable et comme le moteur essentiel du pan sociétal du développement durable. Se prendre à rêver devant le projet du Réseau des Pirates.
Prenons les armes aujourd’hui, car demain il est trop tard.
One ubiquituous status update is not GenY
On the one hand, you have chit-chats on the fact that Generation Y may have set a separation between personal and professional lives like never before. On the other hand, you got influential webworkers (the ones the chitchats came from) that use their twitter feed as a main communication channel, that automatically updates their facebook status (through the twitter fB app) among others.
The problem comes from the fact that their twitter feed is at 95% dealing with professional links, references and meetings. Whether they do not have a personal life and everything revolve around tne next start-up, the next Web and the next killer-app, or they definitely do not belong to the Generation Y and prove everyday that for them work has to prevail over intimacy (friends & family).
Tell me if you’re also keen on having two separate lifestreams : your fB one and your twitter + blog one…
Liberté, égalité ? Twittez !
Peu importe que l’on dérape insidieusement vers la démocratie participative, que la génération Y ronge son frein, que les médias commencent du bout du pied à faire rentrer les blogeurs dans les salles de rédaction ou que ma reconnaissance orthographique ne connaisse pas le mot “blogueurs”. Twitter est en train, selon moi, de révolutionner la société telle qu’on la conçoit par la spontanéité qu’il implique et la possibilité de suivre n’importe qui. La conséquence ? Un air de “tout est possible”.
Twitter est sobre. Tous égaux.
Twitter permet de répondre à tous ses followers_me, sans détour ni politesse, qu’il s’agisse d’un ami, d’un homme politique, d’un blogueur influent.
Contrairement aux blogs, la diarrhée verbale consistant à twitter 150 fois par jour n’est pas gratifiante.
Seules comptent la qualité et la pertinence de commentaires ou des liens donnés. La réactivité à un événement perd en contrepartie de son importance (pensez à tous ces soit-disant blogs remontant les dernières pubs scandinaves, clips des années 70 et gaffes en direct pondues sur Youtube).
Bref, les twitterers sont placés sur un pied d’égalité. Ce qu’ils sont et font en dehors de Twitterfox n’a plus d’intérêt. Chacun est jugé à l’aune de ses 140 caractère. Les barrières tombent. Pour ceux qui ont quelque chose à dire et connaissent les règles qui s’édictent tacitement de jour en jour, l’espoir est grand. La certitude de ne pouvoir que toucher du doigt ses idoles du Web 1.0, blogueurs depuis 10 ans, n’existe pas ici.
Cela a un très beau nom, femme Narsès. Cela s’appelle l’aurore.
Je te tiens, tu me tiens par le blogroll…
Le consensus régnant actuellement dans la blogosphère francophone est-il une bonne ou une mauvaise chose ?
De mon point de vue, la tendance mégalomane de tout blogueur mais surtout la crainte d’être banni de la meute, conduit tout blogueur à ne jamais dire du mal de son voisin dans ses posts. De plus, les commentaires sont faits pour ça, sans oublier de les rendre anonymes bien sûr…
Doit-on y voir là une reproduction de l’histoire de la constitution des sociétés autour d’une loi et d’une morale, avec comme raison originelle la défense de la propriété (en l’occurrence intellectuelle), chère à Rousseau, ou bien la peur des faibles préférant se regrouper vis-à vis des forts, chère à Nietzsche ?
S’agit-il au contraire des prémisses d’une communauté qui teste ses limites, à l’image d’un nourrisson apprenant à interagir avec les autres êtres humains ? Cette hypothèse serait corroborée par la plus grande maturité/capacité d’auto-critique de la blogosphère américaine. A quand la version française du sarcastique Valleywag, le Canard Enchaîné geek de la Silicon Valley ?
J’aimerais espérer que la deuxième hypothèse se confirme, mais à mon grand dam, le vainqueur de la semaine dans la catégorie « cet autre blogueur a beau être mon meilleur ami, il est objectivement le meilleur entrepreneur » n’est autre que Dave Winer. Extrait choisi : He’s got the French touch, a bit self-deprecating, he’s good at seduction, keeps his ego in the background and puts the focus on the users, where it should be.
J’attends votre point de vue…
Dr. Weblog & Mr. Fake
Ma semaine dernière fut consacrée à maudire un blogueur ayant lancé une fausse rumeur d’acquisition d’un blog par un groupe de médias. Arnaud Jeulin du blog Dauran avait fait courir le bruit selon quoi «Presse-Citron [venait] de signer la vente pour un montant à 5 zéros [et qu’ils avaient] aussi des vues sur 5 autres blogs High Tech, une demi douzaine sur la programmation, autant dans les jeux vidéos.» Cette acquisition aurait été faite par « un groupe média un groupe français présent sur la TV, magazines, journaux, ciné mais pas (ou peu) d’Internet » (ndb : Lagardère autrement dit).
J’apprends cette fois ci via InFlux qu’un autre petit malin lance des rumeurs pour se faire mousser (l’info a été relayée après coup dans Libération) en ayant annoncé à tort une demande de divorce de la part de Cecilia Sarkozy.
Quelques réflexions à ce sujet :
- Ces exemples sont du pain bénit pour les médias traditionnels qui tiennent déjà leur reportage de 2 minutes sur le thème « méfiez vous de l’information sur internet » ficelé avec les controverses sur Wikipedia.
- Ces exemples sont trop rares pour avoir le droit d’incriminer la blogosphère.
- Last but not least, les rumeurs incriminant des personnes ayant commis des transgressions (sous n’importe quelle forme) peuvent aisément ruiner une réputation, comme le montre le tristement célèbre exemple de la « dog poop girl ». Messieurs les blogueurs concernés, apprenez donc que sur le web, contrairement au monde extérieur, l’important n’est pas la réputation, mais la bonne réputation. Sur le web, tout a une trace. Les erreurs, au milieu desquelles la volonté de tromper la majorité figure en bonne place, sont enregistrées dans la mémoire collective et propagées aussi loin que les personnes trompées sont influentes et que l’erreur est flagrante. Je ne pense pas d’ailleurs que Richard Figueroa s’en reprendre à Michael Arrington de si tôt.
A quand un permis de bloguer me diriez-vous ? Le groupement No Press semble en prendre le chemin même s’il insiste plus sur les droits que sur les devoirs des blogueurs. A coup sûr si par défaut tous les blogueurs recevaient un permis à point, certains seraient déjà interdits d’autoroutes de l’information depuis longtemps…
Update : la rumeur sur le couple Sarkozy s’est révélée juste, seul le timing (cinq jours d’écart par rapport à la prévision) était faux. Demi mea-culpa.
La folie conduit à voir un même objet en de multiples occasions. Je suis fou... de web. Alexandre Cabanis
