Il y a eu l’annonce de la fermeture des services Video, Notebook, Catalog Search, Dodgeball et Jaiku. Il y a eu de graves soucis d’entretien de leur service RSS, Feedburner [via Didier Durand]. Tout ça en une semaine.
En parallèle, Youtube a trouvé la voie de la rédemption, son passeport de crédibilité et un business model solide avec Content ID, qui permet pour les ayant droit de connaître l’ensemble des vidéos dont le son correspond à celui des contenus qu’ils ont uploadé en back office. Une fois qu’ils ont bien travaillé, ils peuvent au choix, retirer le contenu désiré, ou monétiser les pages en question. Dans les faits, seule 1 page sur 10 serait retirée. Une fois les pages identifiées, Youtube bénéficie tout d’un coup d’un terrain de jeu ouvert aux publicités beaucoup plus grand que ses 7% de contenu officiel. Pas folle la guepe.
Quel enseignement tirer de tout cela ? Google pense rentabilité et devient une machine de guerre encore plus redoutable à court terme sur le marché. GREAT.
Mais, est-ce vraiment un BIG DEAL si l’on pense que le prix à payer pour cela est de se mettre à dos lescore users, les early adopters, qui commençaient tout juste à prendre confiance dans le nuage et à qui l’on annonce “allez-y, mettez en pagaille vos photos sur Picasa, jusqu’au jour où le target ROI sera inférieur à 20%. C’est trivial, mais vos plus grands fans sont les plus prompts à devenir vos premiers ennemis, si vous les trompez. Cette ligne n’était visiblement pas prévue dans le business plan 2009. Google is not evil, Google is bullshit. C’est pire.
Alors, cher Google Almighty, au lieu de vous vanter de compter nombre de cerveaux, recrutez des gens qui ont la fibre du Web, qui le pratiquent vraiment. Car visiblement, vos oreilles ne trainent pas dans les spheres influentes du Web. Too bad Eric…

La folie conduit à voir un même objet en de multiples occasions. Je suis fou... de web. Alexandre Cabanis
