Archive for the ‘économie’


Hadopi: faisons preuve de sens civique et agissons !

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[En référence à l’article de F Epelboin sur RWW concernant la loi Hadopi]

Si vous approuvez la pensée de Larry Lessig, selon laquelleInternet remet en question la conception de la propriété intellectuelle et que la répression est contre-productive ; si vous n’avez jamais eu vraiment le sentiment de participer à la vie citoyenne hormis en votant et que vous tenez à la liberté sur le Web en général ; si vous pensez tout simplement que le lobby des majors de la culture n’ont pas à faire payer les FAI donc nous au final pour leur incapacité àchanger de modèle économique (spectacle vivant, chronologie des médias…) ; si vous savez que le p2p a eu un impact économique globalement positif sur l’industrie de la culture et la société en général et n’a laisé que les plus conservateurs, alors prenez 2 minutes montre en main pour faire suivre le mail ci-dessous, rédigé par Fabrice Epelboin de RWW France, à votre député(liste faite par la Quadrature du Net ici). Un petit mail pour vous, mais un grand pas vers l’avenir…

Monsieur le Député (Madame la Députée - au choix)

Vous êtes le député (ou la députée) de ma circonscription, et c’est à ce titre que je vous écris.

Vous allez être appelé(e) à voter, au mois de mars prochain, une loi proposée par le gouvernement nommée ‘Création et Internet’, plus connue sous le nom de loi Hadopi. Je tiens par le présent email à vous signifier mon opposition à cette loi, qui non seulement bafoue plusieurs principes de base de notre démocratie, comme la présomption d’innocence (loi Française, elle-même basée sur l’article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme), l’obligation de séparation des fonctions judiciaires et administratives (article 13 de la constitution Française voté en 1790), ainsi que bien d’autres irrégularités qui en font dès aujourd’hui une loi d’exception.Comme vous le savez par ailleurs, l’Europe s’est opposée à cette loi et ne manquera pas de le faire à nouveau, de même que la CNIL, l’AFA, l’ISOC, et de très nombreuses autorités reconnues sur le plan international.

Je tiens à vous rappeler par ailleurs qu’à ce jour, aucune étude scientifique n’a réussi à prouver que le partage de fichiers protégé par le droit d’auteur ai le moindre impact sur la vente de disques ou de DVDs, bien au contraire, de nombreuses études tendent à prouver le contraire. Quant à la rémunération des auteurs, d’autres études montrent, elles, la corrélation entre le partage de fichier et l’explosion récente des arts vivants, offrant une rémunération à un nombre bien plus large d’artistes que n’en offraient jadis les ventes de disques.

Cette loi, écrite pour les lobbys de l’industrie de la Culture, n’a pas d’autre but que de soutenir leurs modèles économiques vieillissants. En effet, les ventes records d’artistes tels que ‘Nine Inch Nails’ ou ‘Radiohead’, qui offraient pourtant gratuitement leurs albums musicaux à télécharger, le succès massif de films tels que ‘Les Ch’tits’ de Danny Boon ou ‘Taken’ de Luc Besson, qui ont pourtant été parmi les plus piratés l’année dernière, montre, s’il en était besoin, qu’aucune corrélation ne peut être établie entre téléchargement illégal et baisse des ventes.

Le partage de fichier a par ailleurs considérablement démocratisé l’accès à la Culture, et suscité des appétits autrefois inimaginables, dont l’industrie de la Culture - même s’il ne s’agit plus des mêmes acteurs - continue largement de bénéficier.

En tant que citoyen, et plus encore en tant qu’électeur, je vous demande de ne pas voter en faveur de cette loi.

Je vous prie de croire, Monsieur le Député (ou Madame la Députée), à l’expression de mes sentiments respectueux.

Votre nom

Ma version sinon :

M. le député,

Je vous écris pour la première fois afin de vous faire part du sujet politique dont je me sens le plus concerné aujourd’hui: la définition de la propriété intellectuelle et les mesures de sanction imaginées pour la défendre.

J’ai conscience que votre temps est compté et que vous devez déja recevoir des e-mails à ce sujet.

Aussi, me contenterais-je de vous adresser deux articles d’un site de référence (Read Write Web).

En essence, en voici le message :

* Les usages impliqués par le Web ont crée une rupture dans notre rapport aux œuvres immatérielles qui sont de fait échangées, retravaillées, mélangées, etc.
* La rémunération des artistes et intellectuels est à repenser, afin qu’elle aille de pair avec la consommation de leurs oeuvres, telle qu’elle se dessine aujourd’hui pour le futur.
* La défense d’entreprises de l’industrie culturelle, qui n’ont pas su saisir leur chance à temps et qui se refusent à changer de business model, serait vaine, couteuse et freinerait le moteur créatif de notre si belle culture.

http://fr.readwriteweb.com/2009/02/05/a-la-une/culture-libre-free-culture-lawrence-lessig-ebook/
http://fr.readwriteweb.com/2009/02/09/divers/hadopi-encore-un-peu-de-lecture-pour-nos-deputes/

Je vous remercie par avance de votre lecture.

Avec l’expression de ma confiance la plus sincère,

 

Votre nom

A votre plume !

Google ne répond plus

anti googleIl y a eu l’annonce de la fermeture des services Video, Notebook, Catalog Search, Dodgeball et Jaiku. Il y a eu de graves soucis d’entretien de leur service RSS, Feedburner [via Didier Durand]. Tout ça en une semaine.

En parallèle,  Youtube a trouvé la voie de la rédemption, son passeport de crédibilité et un business model solide avec Content ID, qui permet pour les ayant droit de connaître l’ensemble des vidéos dont le son correspond à celui des contenus qu’ils ont uploadé en back office. Une fois qu’ils ont bien travaillé, ils peuvent au choix, retirer le contenu désiré, ou monétiser les pages en question. Dans les faits, seule 1 page sur 10 serait retirée. Une fois les pages identifiées, Youtube bénéficie tout d’un coup d’un terrain de jeu ouvert aux publicités beaucoup plus grand que ses 7% de contenu officiel. Pas folle la guepe.

Quel enseignement tirer de tout cela ? Google pense rentabilité et devient une machine de guerre encore plus redoutable à court terme sur le marché. GREAT.

Mais, est-ce vraiment un BIG DEAL si l’on pense que le prix à payer pour cela est de se mettre à dos lescore users, les early adopters, qui commençaient tout juste à prendre confiance dans le nuage et à qui l’on annonce “allez-y, mettez en pagaille vos photos sur Picasa, jusqu’au jour où le target ROI sera inférieur à 20%. C’est trivial, mais vos plus grands fans sont les plus prompts à devenir vos premiers ennemis, si vous les trompez. Cette ligne n’était visiblement pas prévue dans le business plan 2009. Google is not evil, Google is bullshit. C’est pire.

Alors, cher Google Almighty, au lieu de vous vanter de compter nombre de cerveaux, recrutez des gens qui ont la fibre du Web, qui le pratiquent vraiment. Car visiblement, vos oreilles ne trainent pas dans les spheres influentes du Web. Too bad Eric…

Être une entreprise 1.5 avant de penser entreprise 2.0

comptablesCertes, il est tentant de promouvoir les widgets comme nouveau canal de communication ou de penser à Twitter comme canal de communication interne et externe (je vous passe les moultes déclinaisons de l’”entreprise 2.0″).

Cependant, l’évolution de l’entreprise vers plus d’efficacité NE SE FERA PAS parce qu’une poignée de petits Y débarquera la bouche en coeur et Facebook sous le bras. Elle ne se fera pas non plus le jour où les DSI ouvriront les vannes des firewalls provenant du mondemerveilleux du SOCIAL MEDIA. Ces deux avènements ne prendront leur sens, qu’une fois que les mentalités auriont évoluées vers (et non pas dans le sens inverse) :

  • une humilité prompte à scruter la concurrence
  • une saine remise en question de ses propres erreurs
  • une curiosité pragmatique pour les moyens de changement, aussi bien technologiques qu’organisationnels.

J’aurais pu rajouter que ce memo vaut particulièrement pour les entreprises françaises et que ce tryptique est appliqué dans certaines entreprises. Mon employeur en fait partie. :)

Continuons sur twitter

L’abonnement, business model du futur des services ?

AboLorsqu’Orange devient le Canal+ bis du foot du samedi soir, pour la modique somme de 6€ par mois, en plus des 39 d’abonnement ; lorsque le Monde demande 6€ pour l’accès à ses contenus premium online ; lorsque l’éditeur de jeux vidéos EA lorgne de plus en plus ver le modèle du “free-to-play”, sorte de modèle freemium où les contenus supplémentaires sont payés à l’unité, chose qu’ils expériencent déja en Asie où ils récoltent 28$ en moyenne par joueur acceptant de payer pour du contenu additionel sur Fifa ou NBA Street ; on ne peut s’empêcher de penser à la fin du paiement à l’acte ou en tout cas du paiement à l’acte sans base gratuite.

Lorsque par ailleurs, Guy Kawasaki recueille de ses ouailles (i.e. followers), que 53% sont prêts à payer 5$/mois pour gazouiller sur Twitter et accessoirement offrir un business model à une start-up peinant à en trouver un, on se dit que nos camemberts de dépenses mensuelles pourraient voir la dépense “abonnement” sérieusement augmenter.

Quelques exemples de catégories de services qui pourraient shifter vers l’abonnement (au moins partiel)  :

  • pharmacie (services privés)
  • taxis (même si c’est déja le cas sur les services haut de gamme)
  • jeux vidéos (d’un éditeur)
  • presse (d’un éditeur)
  • gestion dynamique et sémantique de son réseau social (onn’en est pas loin)

D’autres idées à la suite de mon ébauche ?

A quand le conseil en web, le vrai ?

ConsultantQuestion idiote : comment se fait-il que le conseil en stratégie et en organisation, soit le conseil au sens noble du terme, soit totalement dépourvu d’acteurs ? Peut-on mettre cette carence sur la force d’inertie d’acteurs traditionnels proches du domaine ou ces derniers croient-ils tout simplement pratiquer cette activité ?

Les acteurs en question :

  • les spécialistes du conseil en SI (Accenture, Cap Gemini, Atos) : ils connaissent les nouvelles technologies, côtoient en permanence des annonceurs ayant leur site. D’un autre côté, ils n’ont jamais baigné dans la culture web, ne le revendiquent pas et ne cherchent pas, parmi la génération Y, de futurs talents du web.
  • à ma droite, les agences web pure players (Duke, FullSix, Nurun, Digitas) : elles souffrent d’un turn-over très élevé qui ne permet pas de capitaliser sur la formation des employés (à moins que cela soit l’oeuf et non la poule…) et préfèrent, au suivi des clients sur le long-terme, les projets de moyen terme.
  • de petites boîtes et free-lances barbotant entre les deux, cachant souvent sous le tire de consultant celui d’ergonome, de communicant ou tout simplement d’escroc.

La question est maintenant de savoir qui fera le premier pas pour rafler la mise ? Un des acteurs précédents ou un pure player ? A vous de me dire.

Le mystère du permission marketing

Opt-inLe mystère est entier. Comment le permission marketing peut-il perdurer ? Qui sont les naïfs qui après avoir participé en vain à 1200 tirages au sort, 9 fois sur 10 pipés et sans huissiers, continuent de plus belle ? Quel bénéfice penser pouvoir tirer de la case “J’accepte de recevoir des offres de partenaires commerciaux que je ne connais pas.” ? Si, le bénéfice bien connu de tous est la maximisation des chances de gagner à ces fameux jeux-concours.

La boucle est bouclée. Je livre des données personnelles, qui ont une valeur certaine, j’accepte d’encombrer ma boîte mail, le tout sans aucune contre-partie. Combien de temps avant que ce truisme ne sorte de l’enclos des geeks pour parvenir au plus grand nombre ? L’avenir nous le dira.

Vos avis sur la disparition pure et simple de ce business sont les bienvenus.

X vs. Y

GenYJe viens de découvrir la notion de “Génération Y”, concept de Strauss et Howe, via un nouveau post complet et impressionnant de Read/Write Web. Visiblement, j’en fais partie. Par génération Y, on entend la génération ayant succédée à la génération X, qui commence entre 1979 et 1983. Pour paraphraser Wikipedia France, les gens de cette génération sont “optimistes, indépendants, orientés sur les objectifs, maîtres d’Internet et des ordinateurs personnels, instruits et perspicaces“.

L’article de RW/W va plus loin en précisant de cette génération, qu’elle accorde beaucoup plus de place à la communication horizontale que verticale, que par conséquent l’influence de la télé et des publicités ne peut jouer face aux relations entre pairs et que l’ambition professionnelle n’est pas son moteur. Pour en venir à des sujets plus geeks, l’article note qu’elle sait faire preuve de précaution avec les réseaux sociaux (ou SNS : Social Network Services), qu’elle attend des entreprises qu’elles placent la transparence (y compris pour reconnaitre ses erreurs) et le dialogue au centre de leur communication digitale (tiens tiens), que son attention est plus limitée (donc la longueur moyenne attendue des textes), que c’est elle qui va introduire l’”entreprise 2.0″ et enfin qu’elle utilise fréquemment le web mobile à des fins sociales.

Une réflexion m’est venue et ne me lâche pas depuis. Comment faire pour que l’entrée professionnelle de cette génération dans le secteur des nouvelles technologies se passe sans heurts ?

Comment légitimer auprès des bébés du web que les derniers rejetons de la génération X, parfois de seulement cinq ou dix ans leurs aînés, occupent des postes en or, crées pour eux à une époque où le Journal du Net était considéré comme une source pointue d’information et qu’ils ne sont pas prêts de partir à la retraite ? Si les gourous de l’ère pré-2000 sont intouchables, peut-on en dire autant de la vague suivante de webworkers, entrés dans le web par opportunité, lorsque tant de groupes branchèrent le câble ethernet à contre-coeur ?

A contrario, comment les webworkers en place peuvent-ils s’empêcher de voir cette génération pragmatique et née câblée comme autre chose qu’une horde de baveux prétentieux  et sûrs d’eux dès qu’ils dépassent les 500 contacts Facebook, les 1000 visiteurs de leur blog et les 2000 bookmarks del.icio.us ?

La génération Y, rangée en ordre de bataille derrière sa tête de file, Mark Zuckerberg, qui a beau ne pas placer la carrière au-dessus des préoccupations personnelles, va sûrement défendre sa suprématie en matière de nouvelles technologies. Une chose est sûre, que les entreprises s’attendent à de l’animation dans ce domaine.

Les entrepreneurs 1.0 parlent aux entrepreneurs 2.0

Michael_ArringtonQuelques lignes pour faire référence à un des plus beaux discours que j’ai pu avoir lu sur l’entrepreunariat en général, mais dans le web en particulier.

Il est signé Michael Arrington de Techrunch. Je le dédie :

  • aux banques de détail fraçaises, dont l’heure système est restée bloquée au 14 avril 2000 et qui préféreraient prêterà des octogénaires sous Alzheimer qu’à des entreprenautes
  • à tous les jeunes, plus ou moins geeks, qui comme moi ont une idée mais n’osent pas sauter le pas (le nombre de participiants au concours de Pierre Chappaz en témoigne)
  • aux hommes politiques qui n’osent découvrir le milieu d’internet autrement qu’au travers des yeux des lobbyistes des majors des médias

Baby Genius

bebe geniusLe récent post de TechCrunch concernant le rapport entre l’âge et les chances de réussite d’un entrepreneur dans les NTIC m’a séduit,…, du fait de mon âge. Les chances de réussite d’une start-up technologique seraient inversement proportionnelles à l’âge de son fondateur…
En y regardant de plus près, une question subsiste si ce phénomène était avéré : d’où cela proviendrait-il ?

  • Pour Glen Kelman (CEO de Redfin), il proviendrait de la fraîcheur de talents non encore formatés, qui possèdent “cette ignorance des premières fois(…)qui permet aux entrepreneurs débutants de penser sans contraintes et d’être ambitieux.
  • Pour Fred Wilson d’Union Square Ventures, dont s’inspire Ouriel, il s’agirait d’une question d’appropriation des nouvelles technologies par une génération pour laquelle le mot geek perd tout son sens tellement il représente la norme.
  • Proviendrait-il sinon d’un changement de paradigme dans le business d’une manière générale ?
    • D’une part, l’accès à des partenaires (financiers ou autres) ne connaîtrait pas les barrières d’antan. La première génération du web aurait-elle laissée son empreinte dans la gestion des rapports professionnels au-delà du feu de paille qu’était le « funky business » ? L’âge, comme la tenue vestimentaire ou l’école de formation seraient-ils des codes d’identification d’un profil d’une autre ère ?
    • D’autre part, les règles de management d’il y a encore dix ans seraient-elles périmées au point de ne pas savoir répondre correctement à un marché de consommateurs habitués à la transparence, à la personnalisation et à l’immédiateté ? En d’autres termes, si demain Mark Zuckerberg et Bill gates ou Eric Schmidt étaient parachutés à la tête de deux entreprises de taille égale dans l’agro-alimentaire, la première aurait-elle plus de chances de s’en sortir…

Bref, beaucoup de questions restent en suspens…

Clubs (&) Internet

Sold_Out Ressortez Condillac de sa tombe, la rareté peut à nouveau conditionner la valeur d’un bien. Bien sûr cela peut paraître paradoxal à l’ère de la longue traîne, théorie qui assaisonne allègrement les communiqués de presse de la majorité des start-ups actuelles et des posts de blogs high-tech.

 

Le paradoxe peut en fait être aisément levé :

  • C’est parce que la majorité des produits ayant une valeur matérielle peuvent être trouvés sur Amazon, eBay et Wal-Mart, que le besoin d’exclusivité se fait sentir. Le site Soldout, adossé au magasin français hype Colette et à l’agence de street marketing La MJC, met en moyenne quatre nouveaux produits par jour, rarement au-delà de dix exemplaires. Les produits doivent rester disponibles en moyenne six heures, notamment grâce à une livraison mondiale.
  • C’est parce que tout un chacun peut s’inscrire sur Myspace ou Facebook, que des réseaux sélectifs, accessibles uniquement sur invitation, gagnent en notoriété. On pense bien entendu à asmallworld, mais Claseo va encore plus loin : non seulement l’invitation est nécessaire pour accéder au site mais il également impératif d’acheter un polo avec numéro de série pour la modique somme de … 79€.

La question est selon moi de savoir si ces exemples resteront anecdotiques ou bien s’ils préfigurent une longue lignée de sites privés. N’hésitez pas à laisser votre avis sur la question.

PS : j’ai réussi à éviter de parler des sites de ventes privés et n’en suis pas peu fier ;)