Parce que l’union fait la force, parce que je n’ai jamais pris la peine de développer le trafic de ce blog par fainéantise et fausse modestie, parce que je crois dur comme fer au projet, je mets M. Webuse en sommeil quelques temps et vous renvoie vers mes derniers articles sur le mystérieux owni, sorte de fédération de blogueurs, unis par la même volonté de réduire la fracture numérique, non pas celle issue de la pauvreté, celle issue de l’ignorance :
Archive for the ‘fracture numérique’
La grosse parenthèse
Et je cours, je cours, je cours…
Décrocher le 500+ contacts sur LinkedIn.
Avoir plus de 1000 contacts sur Facebook.
Pourquoi ? Aucune idée, mais surtout ne pas s’arrêter en chemin.
Faire partie du classement blogs de Wikio de sa spécialité.
Dépasser les 1000 followers Twitter.
Lobotomie. Amnésie.
Bookmarker, poster, twitter ses posts et ses bookmarks, updater son statut Facebook avec Twitter, brancher Twitter sur FriendFeed, afficher son FriendFeed sur son blog. Ouf, la boucle est bouclée.
Dépasser les 5000 bookmarks, les 3000 updates Twitter, le niveau 30 de La Brute…
Lever la tête ; Orange sacrifie toujours l’innovation sur l’autel des bénéfices et le gouvernement la liberté des internautes et un nouvel écosystème économique en gestation sur l’hôtel du Fouquet’s. Rien de neuf sous la grisaille.
Et puis le réveil brutal : vouloir lutter contre la fracture numérique et ceux qui l’entretiennent, consciemment ou non. Être utile, en défendant l’accès à Internet comme un droit inaliénable et comme le moteur essentiel du pan sociétal du développement durable. Se prendre à rêver devant le projet du Réseau des Pirates.
Prenons les armes aujourd’hui, car demain il est trop tard.
Hadopi: faisons preuve de sens civique et agissons !

[En référence à l’article de F Epelboin sur RWW concernant la loi Hadopi]
Si vous approuvez la pensée de Larry Lessig, selon laquelleInternet remet en question la conception de la propriété intellectuelle et que la répression est contre-productive ; si vous n’avez jamais eu vraiment le sentiment de participer à la vie citoyenne hormis en votant et que vous tenez à la liberté sur le Web en général ; si vous pensez tout simplement que le lobby des majors de la culture n’ont pas à faire payer les FAI donc nous au final pour leur incapacité àchanger de modèle économique (spectacle vivant, chronologie des médias…) ; si vous savez que le p2p a eu un impact économique globalement positif sur l’industrie de la culture et la société en général et n’a laisé que les plus conservateurs, alors prenez 2 minutes montre en main pour faire suivre le mail ci-dessous, rédigé par Fabrice Epelboin de RWW France, à votre député(liste faite par la Quadrature du Net ici). Un petit mail pour vous, mais un grand pas vers l’avenir…
Monsieur le Député (Madame la Députée - au choix)
Vous êtes le député (ou la députée) de ma circonscription, et c’est à ce titre que je vous écris.
Vous allez être appelé(e) à voter, au mois de mars prochain, une loi proposée par le gouvernement nommée ‘Création et Internet’, plus connue sous le nom de loi Hadopi. Je tiens par le présent email à vous signifier mon opposition à cette loi, qui non seulement bafoue plusieurs principes de base de notre démocratie, comme la présomption d’innocence (loi Française, elle-même basée sur l’article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme), l’obligation de séparation des fonctions judiciaires et administratives (article 13 de la constitution Française voté en 1790), ainsi que bien d’autres irrégularités qui en font dès aujourd’hui une loi d’exception.Comme vous le savez par ailleurs, l’Europe s’est opposée à cette loi et ne manquera pas de le faire à nouveau, de même que la CNIL, l’AFA, l’ISOC, et de très nombreuses autorités reconnues sur le plan international.
Je tiens à vous rappeler par ailleurs qu’à ce jour, aucune étude scientifique n’a réussi à prouver que le partage de fichiers protégé par le droit d’auteur ai le moindre impact sur la vente de disques ou de DVDs, bien au contraire, de nombreuses études tendent à prouver le contraire. Quant à la rémunération des auteurs, d’autres études montrent, elles, la corrélation entre le partage de fichier et l’explosion récente des arts vivants, offrant une rémunération à un nombre bien plus large d’artistes que n’en offraient jadis les ventes de disques.
Cette loi, écrite pour les lobbys de l’industrie de la Culture, n’a pas d’autre but que de soutenir leurs modèles économiques vieillissants. En effet, les ventes records d’artistes tels que ‘Nine Inch Nails’ ou ‘Radiohead’, qui offraient pourtant gratuitement leurs albums musicaux à télécharger, le succès massif de films tels que ‘Les Ch’tits’ de Danny Boon ou ‘Taken’ de Luc Besson, qui ont pourtant été parmi les plus piratés l’année dernière, montre, s’il en était besoin, qu’aucune corrélation ne peut être établie entre téléchargement illégal et baisse des ventes.
Le partage de fichier a par ailleurs considérablement démocratisé l’accès à la Culture, et suscité des appétits autrefois inimaginables, dont l’industrie de la Culture - même s’il ne s’agit plus des mêmes acteurs - continue largement de bénéficier.
En tant que citoyen, et plus encore en tant qu’électeur, je vous demande de ne pas voter en faveur de cette loi.
Je vous prie de croire, Monsieur le Député (ou Madame la Députée), à l’expression de mes sentiments respectueux.
Votre nom
Ma version sinon :
M. le député,
Je vous écris pour la première fois afin de vous faire part du sujet politique dont je me sens le plus concerné aujourd’hui: la définition de la propriété intellectuelle et les mesures de sanction imaginées pour la défendre.
J’ai conscience que votre temps est compté et que vous devez déja recevoir des e-mails à ce sujet.
Aussi, me contenterais-je de vous adresser deux articles d’un site de référence (Read Write Web).
En essence, en voici le message :
* Les usages impliqués par le Web ont crée une rupture dans notre rapport aux œuvres immatérielles qui sont de fait échangées, retravaillées, mélangées, etc.
* La rémunération des artistes et intellectuels est à repenser, afin qu’elle aille de pair avec la consommation de leurs oeuvres, telle qu’elle se dessine aujourd’hui pour le futur.
* La défense d’entreprises de l’industrie culturelle, qui n’ont pas su saisir leur chance à temps et qui se refusent à changer de business model, serait vaine, couteuse et freinerait le moteur créatif de notre si belle culture.http://fr.readwriteweb.com/2009/02/05/a-la-une/culture-libre-free-culture-lawrence-lessig-ebook/
http://fr.readwriteweb.com/2009/02/09/divers/hadopi-encore-un-peu-de-lecture-pour-nos-deputes/Je vous remercie par avance de votre lecture.
Avec l’expression de ma confiance la plus sincère,
Votre nom
A votre plume !
Le chant du cygne des médias traditionnels (sous leur forme actuelle) sera sanglant

Lorsqu’un camp sort les fusils puis les chars, en désespoir de cause, et qu’à mesure, l’autre camp en rit de plus en plus fort, on parle de situation pathétique. Lorsque les chars se mettent à tirer et qu’il y a des morts, on parle de tragique.
La loi Création et Internet va être examinée à l’Assemblée Nationale, après être passée au Sénat. Curieuse concomitance avec une farouche levée de bouclier de la part des médias traditionnels. Le coupable désigné ? Internet. Oui, oui, Internet, cette grosse bête étrange, dans son ensemble, rien que ça. Les éditeurs se rangent même à leur côté.
Tout y passe : les réseaux sociaux et Facebook au premier rang (Envoyé Spécial sur France 2), les failles de sécurité des navigateurs (le Figaro), les blogs (alors là, un peu tout le monde) et j’en passe.
Le Web permet de donner les mêmes outils de création et de propagation à tout le monde. Les articles des journalistes deviennent des sources d’information au côté de posts du blog de Mme Michu. Un seul arbitre : les lecteurs (à moins que les internautes ne soient une peuplade étrange n’existant que par et pour le Web). Pas beaucoup plus d’annonceurs et de revenus publicitaires. La concurrence et la méritocratie séduisent tout le monde, jusqu’au jour où l’on côtoie ces concepts, en vrai. Alors, dans le coin du ring, on vient aux coups bas et à la rafale de coups, qui partent un peu partout. La dignité des médias traditionnels n’est plus en jeu, mais leur survie ; alors pour le reste…
Nous assistons à un moment historique où nos représentants politiques sont sur le point de choisir entre la réanimation artificielle de vieux organes, quasi morts mais utiles à la démocratie représentative, ou bien la préparation d’une ère nouvelle, sans médias omnipotent et entérinant notre ère de la démocratie participative. D’autres en parlent mieux que moi. Le suspense est nul. Ils ne vont pas se tirer dans le pied.
Alors la loi va passer et les médias continueront à essayer de se donner du crédit en tentant d’en retirer au Web (qui pour eux est synonyme d’Internet bien sûr). A force de mépris et de méconnaissance de la génération Y, la fracture numérique s’accroîtra. Après de multiples fermetures d’accès FAI, d’autres caricatures grossières de gamines achetant de la drogue sur Facebook, l’absence de geste vers les entreprises des nouvelles technologies, etc., les gamins qui aujourd’hui descendent dans la rue pour des réformes de l’Education qu’ils ne comprennent même pas, descendront peut être dans la rue pour une cause qui leur tient à cœur, la liberté, synonyme de Web pour beaucoup d’entre nous.
J’ose espérer que ce post vous fera réagir.
Crédit Image : Silicon Valley Watcher
La folie conduit à voir un même objet en de multiples occasions. Je suis fou... de web. Alexandre Cabanis
