Archive for the ‘Génération Y’


Et je cours, je cours, je cours…

ChariotsDécrocher le 500+ contacts sur LinkedIn.
Avoir plus de 1000 contacts sur Facebook.

Pourquoi ? Aucune idée, mais surtout ne pas s’arrêter en chemin.

Faire partie du classement blogs de Wikio de sa spécialité.
Dépasser les 1000 followers Twitter.

Lobotomie. Amnésie.

Bookmarker, poster, twitter ses posts et ses bookmarks, updater son statut Facebook avec Twitter, brancher Twitter sur FriendFeed, afficher son FriendFeed sur son blog. Ouf, la boucle est bouclée.
Dépasser les 5000 bookmarks, les 3000 updates Twitter, le niveau 30 de La Brute…

Lever la tête ; Orange sacrifie toujours l’innovation sur l’autel des bénéfices et le gouvernement la liberté des internautes et un nouvel écosystème économique en gestation sur l’hôtel du Fouquet’s.  Rien de neuf sous la grisaille.

Et puis le réveil brutal : vouloir lutter contre la fracture numérique et ceux qui l’entretiennent, consciemment ou non. Être utile, en défendant l’accès à Internet comme un droit inaliénable et comme le moteur essentiel du pan sociétal du développement durable. Se prendre à rêver devant le projet du Réseau des Pirates.

Prenons les armes aujourd’hui, car demain il est trop tard.

Have a break, eat a cat

catOverdose. Overdose d’information. Blogs toxiques. Twitterers autant stars que boooooring. 30 tweets par heure. Information pompée et repompée. Quête de buzz. Guerre du buzz. Trolls lâches faisant lâcher (même temporairement) les meilleurs d’entre nous. Indigestion dûe au mélange de types d’informations ingérées, faisant rentrer de plus en plus notre métier dans la sphère privée. Pas très GenY tout ça.

Et pourquoi ? Le Web est un média quantifiable, c’est bien. Qu’il se résume à ça, à une course au nombre de pages vues, followers, commentaires, tweets par jour, c’est la voie ouverte au Web poubelle.

Sachons relativiser, prendre du recul. Inutile de courir tous les lièvres. Tim Berners-Lee, en un post en un an(pardon, 2), m’a apporté plus que tous les Presse-citron et Accessoweb, qui m’ont certes fait découvrir des nouveaux outils de conversion video, mais qui n’ont pas révolutionné mon approche du Web.

J’apprends à me sevrer petit à petit. ça me fait le plus grad bien. Essayez vous aussi.

One ubiquituous status update is not GenY

microbloggingOn the one hand, you have chit-chats on the fact that Generation Y may have set a separation between personal and professional lives like never before. On the other hand, you got influential webworkers (the ones the chitchats came from) that use  their twitter feed as a main communication channel, that automatically updates their facebook status (through the twitter fB app) among others.

The problem comes from the fact that their twitter feed is at 95% dealing with professional links, references and meetings. Whether they do not have a personal life and everything revolve around tne next start-up, the next Web and the next killer-app, or they definitely do not belong to the Generation Y and prove everyday that for them work has to prevail over intimacy (friends & family).

Tell me if you’re also keen on having two separate lifestreams : your fB one and your twitter + blog one…

Liberté, égalité ? Twittez !

eye_tigerPeu importe que l’on dérape insidieusement vers la démocratie participative, que la génération Y ronge son frein, que les médias commencent du bout du pied à faire rentrer les blogeurs dans les salles de rédaction ou que ma reconnaissance orthographique ne connaisse pas le mot “blogueurs”. Twitter est en train, selon moi, de révolutionner la société telle qu’on la conçoit par la spontanéité qu’il implique et la possibilité de suivre n’importe qui. La conséquence ? Un air de “tout est possible”.

Twitter est sobre. Tous égaux.

Twitter permet de répondre à tous ses followers_me, sans détour ni politesse, qu’il s’agisse d’un ami, d’un homme politique, d’un blogueur influent.

Contrairement aux blogs, la diarrhée verbale consistant à twitter 150 fois par jour n’est pas gratifiante.

Seules comptent la qualité et la pertinence de commentaires ou des liens donnés. La réactivité à un événement perd en contrepartie de son importance (pensez à tous ces soit-disant blogs remontant les dernières pubs scandinaves, clips des années 70 et gaffes en direct pondues sur Youtube).

Bref, les twitterers sont placés sur un pied d’égalité. Ce qu’ils sont et font en dehors de Twitterfox n’a plus d’intérêt. Chacun est jugé à l’aune de ses 140 caractère. Les barrières tombent. Pour ceux qui ont quelque chose à dire et connaissent les règles qui s’édictent tacitement de jour en jour, l’espoir est grand. La certitude de ne pouvoir que toucher du doigt ses idoles du Web 1.0, blogueurs depuis 10 ans, n’existe pas ici.

Cela a un très beau nom, femme Narsès. Cela s’appelle l’aurore.

De l’utilité d’être un “social passif”

Porteurs

La course à la fainéantise est de mise. Certains défendent la main mise du twitt sur le post, bien sûr uniquement parce qu’il faut suivre les technologies qui évoluent. Si la fainéantise dans l’écriture a son lot d’avantages (réactivité accrue à l’information brute, diffusion accélérée dans les réseaux, dialogues en quasi temps réel…), la fainéantise dns la lecture n’est pas en reste d’atouts.

2 phénomènes permettent de bénéficier d’un reader’s digest 2.0, sorte de compilation d’articles de qualité accessible en flux rss, qui à défaut de se substituer à une lecture exhaustive en ligne, sert de “filet de sécurité” assurant de ne pas passer à côté des articles incontournables :

  • la syndication de blogs
    ZDNet et son flux Twitter agrégeant les derniers posts du réseau est une bonne illustration.
    Mais Aaaliens en est le plus frais et plus abouti exemple (site dédié). Cette coopérative de blogs de plus ou moins grandes renommées, mais se reconnaissant comme pairs, offre un “jus” assez homogène et de fréquence correcte dans de nombreux domaines, dont of course le high tech.
  • la syndication d’articles sélectionnés
    Si les prémisses provenaient de l’abonnement à un flux Delicious ou Twitter d’un site/blog reconnu (Internetactu ou Mashable+TechCrunch), il existe aussi des syndications plus abouties possédant leur propre site, subdivisé par thématiques. Le Social-Bookmark.me de Richard Menneveux du groupement FrenchWeb2.0 rentre bien dans ce cadre.

Si le premier type de syndication ne joue que sur le moyen de diffusion (accessoire), le second type est un vecteur de gain de temps et de découvertes. L’idée sous-jacente est qu’une personne partageant mes intérêts mais plus experte que moi est plus à même de me fournir un condensé d’actualités adequat que la machine.

Si telle n’est pas votre opinion, lâchez-vous.

Être une entreprise 1.5 avant de penser entreprise 2.0

comptablesCertes, il est tentant de promouvoir les widgets comme nouveau canal de communication ou de penser à Twitter comme canal de communication interne et externe (je vous passe les moultes déclinaisons de l’”entreprise 2.0″).

Cependant, l’évolution de l’entreprise vers plus d’efficacité NE SE FERA PAS parce qu’une poignée de petits Y débarquera la bouche en coeur et Facebook sous le bras. Elle ne se fera pas non plus le jour où les DSI ouvriront les vannes des firewalls provenant du mondemerveilleux du SOCIAL MEDIA. Ces deux avènements ne prendront leur sens, qu’une fois que les mentalités auriont évoluées vers (et non pas dans le sens inverse) :

  • une humilité prompte à scruter la concurrence
  • une saine remise en question de ses propres erreurs
  • une curiosité pragmatique pour les moyens de changement, aussi bien technologiques qu’organisationnels.

J’aurais pu rajouter que ce memo vaut particulièrement pour les entreprises françaises et que ce tryptique est appliqué dans certaines entreprises. Mon employeur en fait partie. :)

Continuons sur twitter

Petits mais costauds ?

pimousse.jpgSi vous êtes nés à partir de 1981-1982, lisez les blogs techno US actuellement et votre ego s’en trouvera ragaillardi. Read/Write Web nous gratifie d’un nouveau post sur le thème “la génération Y vient sauver nos entreprises ringardisantes à l’aide de leurs 1000 façons de communiquer“. On peut très bien comprendre l’impatience des quadras les plus geeks de la Silicon Valley de voir la génération “techno-native” (j’assume pleinement ce néologisme) mettre à mal les plus féroces ayatollahs de la sécurité des départements IT de nos entreprises. L’objectif est de laisser les services d’échange en ligne faire partie de notre vie professionnelle de tous les jours, puisque celle-ci est censée ne faire qu’une avec notre vie privée. Deux arguments peuvent être mis en avant. Le plus avouable : l’augmentation de la productivité grâce à des relations interprofessionnelles facilitées. Le moins avouable : la perte de productivité due à l’utilisation personnelle de ces mêmes outils est mise au profit d’un bien-être accru des salariés, qui bénéficie à toute l’entreprise.

Toutefois, quel dirigeant est aujourd’hui prêt à entendre ce genre d’arguments ? Quel DSI serait aujourd’hui prêt à privilégier Google Docs à Microsoft Word ? Quel quadra (de la génération X) verrait-il en MSN autre chose que le passe-temps de ses enfants de 13 ans ? Ne faudra-t-il pas attendre que notre génération atteigne le cap des 30 ans ?

Au final, l’entreprise 2.0 n’est-elle pas une n-ième prophétie de blogueurs annoncée 5 ans trop tôt ? Qu’en pensez-vous ?