Parce que l’union fait la force, parce que je n’ai jamais pris la peine de développer le trafic de ce blog par fainéantise et fausse modestie, parce que je crois dur comme fer au projet, je mets M. Webuse en sommeil quelques temps et vous renvoie vers mes derniers articles sur le mystérieux owni, sorte de fédération de blogueurs, unis par la même volonté de réduire la fracture numérique, non pas celle issue de la pauvreté, celle issue de l’ignorance :
Archive for the ‘Le e-microcosme’
La grosse parenthèse
Et je cours, je cours, je cours…
Décrocher le 500+ contacts sur LinkedIn.
Avoir plus de 1000 contacts sur Facebook.
Pourquoi ? Aucune idée, mais surtout ne pas s’arrêter en chemin.
Faire partie du classement blogs de Wikio de sa spécialité.
Dépasser les 1000 followers Twitter.
Lobotomie. Amnésie.
Bookmarker, poster, twitter ses posts et ses bookmarks, updater son statut Facebook avec Twitter, brancher Twitter sur FriendFeed, afficher son FriendFeed sur son blog. Ouf, la boucle est bouclée.
Dépasser les 5000 bookmarks, les 3000 updates Twitter, le niveau 30 de La Brute…
Lever la tête ; Orange sacrifie toujours l’innovation sur l’autel des bénéfices et le gouvernement la liberté des internautes et un nouvel écosystème économique en gestation sur l’hôtel du Fouquet’s. Rien de neuf sous la grisaille.
Et puis le réveil brutal : vouloir lutter contre la fracture numérique et ceux qui l’entretiennent, consciemment ou non. Être utile, en défendant l’accès à Internet comme un droit inaliénable et comme le moteur essentiel du pan sociétal du développement durable. Se prendre à rêver devant le projet du Réseau des Pirates.
Prenons les armes aujourd’hui, car demain il est trop tard.
La chance aux changements
Un récent post de Nicolas Voisin m’a fait beaucoup réfléchir. Je le cite:
La “blogosphère” en son sens large et actualisé (le web social d’un territoire, incluant blogs, microblogging, réseaux sociaux et bookmarking, notamment) est, de plus en plus clairement, une aristocratie à part entière.
Cette analogie est on-ne-peut-plus riche de sens. Elle implique selon moi avant tout un caractère indissoluble: “Lorsqu’on naît aristocrate on le reste”. Et comment ne pas se dire que depuis 10 ans en France, les références de l’e-commerce, de l’e-marketing, de l’ergonomie, etc. ont peu ou prou changées, sans d’autres mérites que d’avoir été là avant les autres, et par une sorte de cercle vertueux, avoir bénéficié de connexions et d’informations exclusives uniquement dues à ce statut. Lorsque certaines de ces soit-disant références se contentent d’utiliser Twitter comme un vulgaire relais des posts sur leur blog, on ne peut s’empecher de remettre en cause leur statut.
L’âge ne fait pas tout. Le doyen des aristos, Jean-Michel Billaut, n’a certainement pas à rougir face à des fossiles bien plus jeune. La maléabilité est en cause. Comment passer pour une référence si l’on n’est pas soi-même un exemple en matière d’adoption du changment ? Les aristos américains, parfois critiqués dans leur excès à épouser le changement (Scoble, Spivack, Calacanis…) sont à 1000 lieues de souffrir les critiques de petits cons de la génération Y, dont je fais partie.
La situation en France est beaucoup plus sujette à objection. L’avenir de la propriété intellectuelle et le naufrage de la presse font émerger doucement une nouvelle vague, qui doit faire 4 fois plus d’effort que leurs aînés pour parvenir à un statut d’établi. En font partie Fabrice Epelboin, Damien Douani, Narvic, Mikiane et Nicolas Voisin justement. Combien de posts de réflexion pour égaler des dinosaures qui se sont contentés de tester des sites, des outils et d’aller à des cocktails ?
Ce Web Français est à l’image de la France: il se sédiment extrêmement vite, protégeant ceux pris dans la gangue et imperméable à ceux qui ne le sont pas. Espérons que les liens tissés entre les nods du réseau beaucoup plus vite qu’auparavant remuent cette vase plus vite que prévu…
When will end the Web charlatan era ?
How many SEO / Web design / Web “”consultants”" companies do you know, that mostly rely on the total ignorance on any slighlty techno savvy topic ? Have you ever found disgusting how much SEO “audits” (always the same one with 2 pages changed), filled with trivial recommendations one could learn in a 3-hour class, were paid for ? E-marketing trade shows in France are filled with those crooks, sure to possess some kind of hard-to-get wisdom.
The sooner the SEO & html basics will be teached at school, the harder would it be for them to survive. I am looking forward to seeing it.
Bachelor in Web Marketing
2 worlds.
A well-structured Human Resource world for web engeneers, with diplomas and very specific codes and frameworks to master (according different levels), with wages that result from a supply and a demand on each technology sub-market. Designers & Information Architects have also their own HR rules.
Aside from that, a messy jungle that stands for the Human Resource world of marketing and project management webworkers (i.e. the non technical ones). A sphere without any recognized diploma ; where wages are aligned on the lowest ones, because the work supply is so heterogeneous, that it’s easy for bosses to take the less-qualified workers of a multi-tasking position (such as projext manager in web agencies) as the norm. In this Far-West, only the most foxy & boastful ones are taken to be out of the crowd. Out-of-the-box-thinking, cleverness, academic education account for Z-E-R-O.
What to do then to instill something like equity in that mess ?
Devising an internationnaly aproved diploma would a first step. It would be the first way to say: “Hey ! Working in the new technologies field for a business school alumni is not a siding for lost minds. Some may be above the others”. It would be first in the interest of the employer…
Do you share this one ?
PS: Big Up to the slow blogging manifesto
Slow Blogging does not write thoughts onto the ethereal and eternal parchment before they provide an enduring worth in the shape of our ideas over time.
Have a break, eat a cat
Overdose. Overdose d’information. Blogs toxiques. Twitterers autant stars que boooooring. 30 tweets par heure. Information pompée et repompée. Quête de buzz. Guerre du buzz. Trolls lâches faisant lâcher (même temporairement) les meilleurs d’entre nous. Indigestion dûe au mélange de types d’informations ingérées, faisant rentrer de plus en plus notre métier dans la sphère privée. Pas très GenY tout ça.
Et pourquoi ? Le Web est un média quantifiable, c’est bien. Qu’il se résume à ça, à une course au nombre de pages vues, followers, commentaires, tweets par jour, c’est la voie ouverte au Web poubelle.
Sachons relativiser, prendre du recul. Inutile de courir tous les lièvres. Tim Berners-Lee, en un post en un an(pardon, 2), m’a apporté plus que tous les Presse-citron et Accessoweb, qui m’ont certes fait découvrir des nouveaux outils de conversion video, mais qui n’ont pas révolutionné mon approche du Web.
J’apprends à me sevrer petit à petit. ça me fait le plus grad bien. Essayez vous aussi.
One ubiquituous status update is not GenY
On the one hand, you have chit-chats on the fact that Generation Y may have set a separation between personal and professional lives like never before. On the other hand, you got influential webworkers (the ones the chitchats came from) that use their twitter feed as a main communication channel, that automatically updates their facebook status (through the twitter fB app) among others.
The problem comes from the fact that their twitter feed is at 95% dealing with professional links, references and meetings. Whether they do not have a personal life and everything revolve around tne next start-up, the next Web and the next killer-app, or they definitely do not belong to the Generation Y and prove everyday that for them work has to prevail over intimacy (friends & family).
Tell me if you’re also keen on having two separate lifestreams : your fB one and your twitter + blog one…
Les entrepreneurs 1.0 parlent aux entrepreneurs 2.0
Quelques lignes pour faire référence à un des plus beaux discours que j’ai pu avoir lu sur l’entrepreunariat en général, mais dans le web en particulier.
Il est signé Michael Arrington de Techrunch. Je le dédie :
- aux banques de détail fraçaises, dont l’heure système est restée bloquée au 14 avril 2000 et qui préféreraient prêterà des octogénaires sous Alzheimer qu’à des entreprenautes
- à tous les jeunes, plus ou moins geeks, qui comme moi ont une idée mais n’osent pas sauter le pas (le nombre de participiants au concours de Pierre Chappaz en témoigne)
- aux hommes politiques qui n’osent découvrir le milieu d’internet autrement qu’au travers des yeux des lobbyistes des majors des médias
La folie conduit à voir un même objet en de multiples occasions. Je suis fou... de web. Alexandre Cabanis
