Archive for the ‘Startups’


Les entrepreneurs 1.0 parlent aux entrepreneurs 2.0

Michael_ArringtonQuelques lignes pour faire référence à un des plus beaux discours que j’ai pu avoir lu sur l’entrepreunariat en général, mais dans le web en particulier.

Il est signé Michael Arrington de Techrunch. Je le dédie :

  • aux banques de détail fraçaises, dont l’heure système est restée bloquée au 14 avril 2000 et qui préféreraient prêterà des octogénaires sous Alzheimer qu’à des entreprenautes
  • à tous les jeunes, plus ou moins geeks, qui comme moi ont une idée mais n’osent pas sauter le pas (le nombre de participiants au concours de Pierre Chappaz en témoigne)
  • aux hommes politiques qui n’osent découvrir le milieu d’internet autrement qu’au travers des yeux des lobbyistes des majors des médias

Baby Genius

bebe geniusLe récent post de TechCrunch concernant le rapport entre l’âge et les chances de réussite d’un entrepreneur dans les NTIC m’a séduit,…, du fait de mon âge. Les chances de réussite d’une start-up technologique seraient inversement proportionnelles à l’âge de son fondateur…
En y regardant de plus près, une question subsiste si ce phénomène était avéré : d’où cela proviendrait-il ?

  • Pour Glen Kelman (CEO de Redfin), il proviendrait de la fraîcheur de talents non encore formatés, qui possèdent “cette ignorance des premières fois(…)qui permet aux entrepreneurs débutants de penser sans contraintes et d’être ambitieux.
  • Pour Fred Wilson d’Union Square Ventures, dont s’inspire Ouriel, il s’agirait d’une question d’appropriation des nouvelles technologies par une génération pour laquelle le mot geek perd tout son sens tellement il représente la norme.
  • Proviendrait-il sinon d’un changement de paradigme dans le business d’une manière générale ?
    • D’une part, l’accès à des partenaires (financiers ou autres) ne connaîtrait pas les barrières d’antan. La première génération du web aurait-elle laissée son empreinte dans la gestion des rapports professionnels au-delà du feu de paille qu’était le « funky business » ? L’âge, comme la tenue vestimentaire ou l’école de formation seraient-ils des codes d’identification d’un profil d’une autre ère ?
    • D’autre part, les règles de management d’il y a encore dix ans seraient-elles périmées au point de ne pas savoir répondre correctement à un marché de consommateurs habitués à la transparence, à la personnalisation et à l’immédiateté ? En d’autres termes, si demain Mark Zuckerberg et Bill gates ou Eric Schmidt étaient parachutés à la tête de deux entreprises de taille égale dans l’agro-alimentaire, la première aurait-elle plus de chances de s’en sortir…

Bref, beaucoup de questions restent en suspens…

Zen et business models

ying & yangLe sujet du jour concerne l’hypocrisie des observateurs du web concernant les business models des nouveaux services sur le web.

Le consensus veut que les business models reposant uniquement sur la publicité soient considérés comme fragiles, puisque dépendant de la conjoncture et reposant sur une source non extensible indéfiniment : la somme des budgets publicitaires. Dans le même temps, les services entièrement payants, en particulier lorsqu’ils ne proposent “que” de l’information, sont accusés, parfois à tort, de se priver d’un trafic considérable et de ne pas pouvoir reposer sur de l’UGC. Pour autant, le récent succès d’Arret sur Image - version web dément ces deux préjugés. Lorsqu’un service crée ou répond à un besoin de service inédit, la participation financière peut même contribuer à renforecer l’idée de club, absent des services gratuits.

Enfin, le modèle freemium, modèle bâtard constitué de services gratuits et de services premium, payants, est celui qui recueille le plus de suffrages des observateurs du web, notamment car il permet de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier en ayant deux sources de revenus. Gratuité et services payants devraient par conséquent représenter les deux forces à absolument équilibrer au sein d’un business model de start-up de services sur internet ? Un site de vente privée avec droit d’entrée serait-il inconcevable ? Des éclairages seraient bien venus …

Tango & ca$h

arbre-a-cash.jpgQuel est le point commun entre une cérémonie de mariage et une start-up ?

L’argent, sans faire le bonheur, est indispensable pour garder le contrôle sur l’événement et rester maître des choix à prendre, du plus rudimentaire au plus impliquant. Dans cet excellent post centré sur son expérience personelle, Michel de Guilhermier explique comment une dilution trop précoce présage de la lente perte de contrôle sur son entreprise et amoindrit considérablement les espérances de gain lors de la sortie, par rapport à un engagement financier plus fort lors des premiers tours de financement.

Naïvement, je pensais apprendre en école de commerce lors des cours de finance d’entreprise, comment par de savants stratagèmes conserver le contrôle sur son entreprise au gré des tours de table. J’ai appris la réponse par la blogosphère : il n’y en a pas.

Je comprends alors la raison d’être des serial entrepreneurs : créer une première entreprise, même dilué massivement, afin de retirer suffisamment de fonds pour créer une entreprise et cette fois-ci être dilué plus tardivement et ainsi de suite. Dès lors, à quoi bon tout donner dans son premier projet ? Le tout est de savoir séduire les bons partenaires.

J’espère que le sarcasme n’est pas le second point commun entre start-ups et mariages…