Réflexions sur le web en général et sur le web en particulier

Berners-LeeL’année 2007 s’est terminée avec un article fondateur de Tim Berners-Lee, cofondateur reconnu du web avec Robert Cailliau, préconisant l’arrivée du Graphe Géant ou GGG (Giant Global Graph). L’objectif était de démontrer qu’après l’ère d’Internet reliant les ordinateurs, celle du web reliant des documents, était venu le temps du Graphe reliant directement des données granulaires entre elles. Nous sommes bien loin ici du « graphe social » de Mark Zuckerberg, permettant d’agréger les relations humaines qui nous constituent en un lieu unique. Je ne peux m’empêcher de voir au travers du prisme de cet article les avancées à venir en matière de communication numérique.
L’idée d’une navigation immersive, permettant de transformer automatiquement tout élément d’un texte ou d’un média en lien renvoyant vers un élément approchant, est tout d’abord facile à illustrer visuellement, grâce à une interface riche (RIA), telle que Flokoon. Elle appelle ensuite en écho un certain nombre de technologies et d’applications vouées à se développer fortement dans les années à venir.
D’une manière immédiate, les micro-formats (XFN, FOAF, SPARQL, OWL…) sont destinés à se développer en étant de plus en plus utilisés par les développeurs d’applications et de sites web. Pour autant, une nouvelle guerre des formats est ici à l’œuvre et aucun effet réseau suffisamment important n’a encore permis à un de ces langages de clairement se détacher.
Ensuite, la prophétie de Berners-Lee de ne plus se déplacer de document en document mais d’élément isolé en élément isolé s’est vue offrir un avant-goût via l’ouverture de la plateforme F6 de Facebook aux applications tierses. Maintenant qu’elles ont accès aux plateformes sociales, d’innombrables applications ou API, permettent de modeler les sites à l’image de leurs utilisateurs. Le « web as a platform », crédo de Tim O’Reilly en vue de définir le web 2.0, prend forme. Le premier pas vers le web sémantique, vraisemblablement 3.0, qui est d’ouvrir ces mêmes plateformes en mettant à disposition des autres sites et applications les données des utilisateurs (basées sur les micro-formats) a été initié par Google avec son programme OpenSocial. Le mouvement d’ouverture et de partage des données entre réseaux sociaux est appelé à se poursuivre et des initiatives comme celles de Netvibes et de son Universal Widget Api, permettant aux widgets créés d’être multiplateformes, le facilite. Si la croissance des principaux réseaux sociaux (hors LinkedIn) tend à se tasser, le nombre de réseaux sociaux augmente exponentiellement, notamment grâce à des outils de création de réseaux, tels Ning. Ceux-ci ont tout intérêt à partager l’initiative. La longue traîne pourrait alors l’emporter sur le conservatisme de sites leaders, comme Facebook et engendrer le fameux graphe social, reliant plusieurs profils à un seul utilisateur et non à un avatar.
Ces considérations pourraient demeurer celles de geeks amateurs d’abstraction, si la publicité dans son ensemble n’allait être chamboulée par le mouvement vers le web sémantique, qui se dessine de plus en plus. En ouvrant récemment son news feed à des applications tierses, le programme Beacon de Facebook, consistant à promouvoir les articles achetés chez les marchands partenaires par les membres de son réseau, laisse entrevoir une nouvelle forme de publicités Les publicités perdraient alors l’ensemble des attributs subjectifs, qu’elles véhiculent aujourd’hui, pour ne transmettre que du factuel : « untel, membre de votre réseau, a acheté tel produit chez tel marchand ». Aucune interférence ne vient se placer dans la mécanique virale qui se crée entre pairs. Cette initiative pourrait aisément être récupérée par des « agrégateurs » de réseaux sociaux, tels que Plaxo, et devenir une nouvelle forme publicitaire, reconnue ou non par l’IAB.

Pour qu’une information immédiate à produire et diffuser soit réellement efficace en termes de transformation, elle doit également être instantanée à consommer. Si nous suivons ce que sous-entend le directeur marketing d’Ericsson, Johan Bergendahl, à savoir que le « web mobile » (haut-débit mobile, technologie HSPA) est sur le point de supplanter le « web en mobilité » (Hot Spots Wifi), la discontinuité de l’information serait un concept en fin de vie. C’est pourquoi la diminution des coûts d’accès au web mobile représenterait un des chantiers principaux des opérateurs mobiles en 2008.

Les entrepreneurs 1.0 parlent aux entrepreneurs 2.0

Michael_ArringtonQuelques lignes pour faire référence à un des plus beaux discours que j’ai pu avoir lu sur l’entrepreunariat en général, mais dans le web en particulier.

Il est signé Michael Arrington de Techrunch. Je le dédie :

  • aux banques de détail fraçaises, dont l’heure système est restée bloquée au 14 avril 2000 et qui préféreraient prêterà des octogénaires sous Alzheimer qu’à des entreprenautes
  • à tous les jeunes, plus ou moins geeks, qui comme moi ont une idée mais n’osent pas sauter le pas (le nombre de participiants au concours de Pierre Chappaz en témoigne)
  • aux hommes politiques qui n’osent découvrir le milieu d’internet autrement qu’au travers des yeux des lobbyistes des majors des médias

La publicité 3.0 se rapproche, beacon ou pas

Homme_sandwichAlors que nombreux sont ceux qui considèrent que le programme Beacon de Facebook n’est qu’un feu de paille qui ne peut connaître d’avenir, je vois plutôt ce programme comme le signe avant-coureur de ce à quoi la “publicité sémantique” pourrait ressembler. Certes, “Facebook en sait bien moins sur nous qu’il ne veut bien le dire, les données dont il dispose ne sont pas aussi précises qu’on ne dit et, surtout, quand on est sur Facebook, la pub n’est pas ce qui nous intéresse le plus.” Lorsque le web sémantique ou GGG, prédit par Sir Tim Berners-Lee, permettra à chacun d’obtenir une synthèse des données et de l’activité de son réseau, à un niveau supérieur à celui des sites web, celui granulaire des données, ces trois remarques n’auront plus de sens. Il est aisé d’imaginer un métacompilateur de données comprises et échangées par une multitude de sites sociaux, sites commerciaux et sites institutionnels, qui soit :

  • riche en informations personnelles, croisées et enrichies entre tous les sites
  • riche en informations pertinentes, croisées et testées entre tous les sites
  • organisé en rubriques, séparant notamment les informations non commerciales, des informations d’achats des membres de son graphe ou réseau.

Beacon a connu des ratés. Marc Zuckerberg l’a reconnu. Beacon est imparfait, notamment par le fait qu’il débute, qu’il soit aservi à un seul réseau et qu’il mêle son flux à celui du mini-feed. C’est dit. Cela ne présage en rien du fait que la publicité sémantique ne s’imposera pas dans les années à venir.

De la même manière que les strates de l’internet, du web et du graphe se soient successivement superposées, trois ères de la publicité digitale sont sur le point de se superposer : la publicité passive (ou display), la publicité interactive basée sur ce que l’on cherche (les AdWords) et la publicité interactive basée sur ce que l’on est ou fait (Beacon en sert les balbutiements). Cette troisième ère de la publicité représenterait un changement radical de paradigme :

  • la publicité continue d’être en partie dirigée par la marque (notamment par le ciblage comportemental), mais le vecteur de la majorité des messages est le réseau (ou graphe) lui-même, qui communique volontairement sur ses achats, recommandations et souhaits de produits
  • l’idée de réclame serait remplacée par la notion d’information : le message se débarasse de ses oripeaux pour revêtir la simple forme de mots : “Votre ami Victor vient d’acheter un aspirateur XXX chez YYY”. Le côté “immersif” du display repris à la publicité traditionnelle disparait au profit du côté “informationnel”.
  • la marque se débarasse d’intermédiaires pour cibler ses consommateurs

Je serais curieux de connaître votre avis sur la question.

PJ : mon support sommaire de présentation pour un cours de master en Management et Nouvelles Technologies de HEC et Telecom Paris.

“Je bosse dans le graph”

GraphLes tagueurs ne seront bientôt plus les seuls à pouvoir dire cela. Les salariés d’agences web pourraient les rejoindre dans quelques temps.

Il y avait avant cet article de sir Tim Berners-Lee et maintenant il y a l’après.

Avant on se demandait comment les données qui nous concernent (et que l’on ne renseigne pas forcémént) sur les sites pourraient être exportées afin d’être réutilisées sur d’autres. En effet, pourquoi tous mes contacts professionnels sur Facebook ne seraient-ils pas sur LinkedIn ? Et le web sémantique par ci, les microformats et le langage RDF par là...

Internet reliait les ordinateurs, le web relie les documents, le graphe relie les personnes et objets, au-delà des pages web sur lesquels ils apparaissent.

Désormais, à l’aune du post de sir Tim Berners-Lee, nous nous demandons si, après l’ère d’internet et du réseau (TCP/IP), celle du web et des documents (http), nous ne rentririons pas dans celle du graphe et des relations (nos connaissances elles-mêmes, prises au sens large). Et si de troisième ère, il ne s’agirait plutot d’une huitième couche au sein du modèle OSI (Open System Interconnexion), datant de 1984… Au-delà des couches physique, de liaison des données, de réseau, de transport, de session, de présentation et applicative, n’y aurait-il pas une couche”de données”, celles-ci étant comprises comme des informations granulaires et comprises universellement ?

Les ingrédients, dont parle Tim Berners-Lee pour cette (r)évolution nous sont familiers : le Giant Global Graph fait référence au web sémantique et le standard ouvert et universel des données pourrait s’appeler le RDF OWL ou le SPARQL ou… Le résultat en sera le même : si j’ai prévu d’assister à un concert dans mon Google Calendar, je verrais quels sont mes contacts Facebook qui compteraient également y assister, la page myspace de l’artiste, etc… Certes, les ingrédients sont familiers, mais le résltat de la recette est inédit : fini l’idée d’un web de nouvelle génération, 3.25. Le web est mort, vive le Graphe !

The Lipdub de le Digitas France


Lipdub : Digitas France featuring Partenaire Particulier
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Baby Genius

bebe geniusLe récent post de TechCrunch concernant le rapport entre l’âge et les chances de réussite d’un entrepreneur dans les NTIC m’a séduit,…, du fait de mon âge. Les chances de réussite d’une start-up technologique seraient inversement proportionnelles à l’âge de son fondateur…
En y regardant de plus près, une question subsiste si ce phénomène était avéré : d’où cela proviendrait-il ?

  • Pour Glen Kelman (CEO de Redfin), il proviendrait de la fraîcheur de talents non encore formatés, qui possèdent “cette ignorance des premières fois(…)qui permet aux entrepreneurs débutants de penser sans contraintes et d’être ambitieux.
  • Pour Fred Wilson d’Union Square Ventures, dont s’inspire Ouriel, il s’agirait d’une question d’appropriation des nouvelles technologies par une génération pour laquelle le mot geek perd tout son sens tellement il représente la norme.
  • Proviendrait-il sinon d’un changement de paradigme dans le business d’une manière générale ?
    • D’une part, l’accès à des partenaires (financiers ou autres) ne connaîtrait pas les barrières d’antan. La première génération du web aurait-elle laissée son empreinte dans la gestion des rapports professionnels au-delà du feu de paille qu’était le « funky business » ? L’âge, comme la tenue vestimentaire ou l’école de formation seraient-ils des codes d’identification d’un profil d’une autre ère ?
    • D’autre part, les règles de management d’il y a encore dix ans seraient-elles périmées au point de ne pas savoir répondre correctement à un marché de consommateurs habitués à la transparence, à la personnalisation et à l’immédiateté ? En d’autres termes, si demain Mark Zuckerberg et Bill gates ou Eric Schmidt étaient parachutés à la tête de deux entreprises de taille égale dans l’agro-alimentaire, la première aurait-elle plus de chances de s’en sortir…

Bref, beaucoup de questions restent en suspens…

Entre 2 “.0″

bebe-pieuvre.jpgAu moment où chacun court après le titre de père du terme de “web 3.0″ afin de suivre au palmarès Tim “web 2.0 didn’t exist before me” O’Reilly et où chacun y va de son interprétation fumeuse d’un web sémantique utilisant ou non une intelligence artificielle tout en reposant sur l’intelligence collective, ou pas, peu sont ceux qui cherchent à savoir ce à quoi le web peut simplement ressembler dans un an.

Gardons nous avant toute chose de parler de nouvelle génération d’internet (ou de 3.0) avant que les services communautaires se soient stabilisés (tant dans la profusion de l’offre que par une utilisation mature et grand public). L’enjeu actuel, d’abord crucial pour les réseaux commmunautaires, réside dans le fait que les contenus sont une denrée limitée par le nombre de leurs créateurs et contributeurs. Une issue : partager ces contenus entre divers sites.

  • A la mi 2007, Facebook cré sa plateforme F8, permettant à toute application tierse d’utiliser sa base utilisateurs et son front office
  • Il y a deux semaines, Google annonce sa plateforme Open Social permettant aux développeurs d’en faire de même avec l’enseble des réseaux sociaux partenaires d’Open Social
  • Il y a une semaine Netvibes réplique en proposant son universal Widget API permettant de développer des widgets compatibles Open Social, Facebook et certains OS

Trois pas allant toujours un peu plus loin dans le même sens : l’interopérabilité. A chaque fois le même reproche : à quand la portabilité des données ? Quand le dépositaire des données rentrées dans les applications tierses sera-t-il l’utilisateur (nous tous) et non le garant tehnique du fait que des applications diverses fonctionnent en un même emplacement (almighty Goog) ?

A la prochaine station, le navigateur Flock ou un des multiples sites d’agrégation de ses différents profils sociaux permettront non seulement d’accéder à diverses plateformes, mais d’envoyer une même information à toutes ses réseaux sociaux via une même application tierse.

Puis les réseaux seront ouvertement intercompatibles, sans passer par des applications tierses. De son premier profil sur le site social de Barbie à son testament, nous pourrons réutiliser, enrichir et maîtriser d’un seul emplacement ses données personnelles.

Mais attendez une minute : cet idéal porte en lui-même les germes de sa perte : de là à ce ce que ces données soient croisées avec certaines sur lesquelles l’utilisateur n’a pas prise sur Spock et le web sémantique perdra son aspect juvénil et si plaisant d’aujourd’hui… (Qui a parlé des fictions concernant Goole ?)

Once upon a time in the E-west

Duel Comment se fait-il que plus de dix ans après l’explosion d’internet auprès du grand public, ce secteur ne soit toujours pas reconnu en tant que vivier de professionnels qualifiés ?

Les questions allant de pair étant :

  • pourquoi aucun établissement de renom ne fournit-il de formation généraliste adaptée à internet (droit, logistique, marketing, crm, finance) ou à l’e-commerce ?
  • pourquoi les entreprises qui embauchent ne connaissent pas de juste milieu entre postes de simples webmasters sans aucune autonomie assistant de vieux briscards passant par cette variante du placard “communication” (la majorité des sites du cac 40 peuvent en témoigner) et postes en or proposés à des profils extra-terrestres ?

En attendant de trouver une réponse à ces questions, la liste des postes susceptibles d’exister en agence web ne repose pas sur une terminologie globalement reconnue, ne repose pas sur une délimitation claire des compétences (une même personne peut être chef de projet fonctionnel et faire office de consultant et d’architecte de l’information…) et enfin, n’évoque pas pour chaque poste des formations clairements reconnues.
Un flou général s’installe alors en matière de politique salariale, de chemins de carrière, dans lequel chacun joue le chacun pour soi.

Fais dodo, Colas mon petit geek…

Nabaztag_lit J’apprends le même jour qu’à partir “du mois de novembre, le lapin [Nabaztag] sera capable de lire de vive voix des ouvrages pour la jeunesse édités par Gallimard” (NDB : via une puce RFID puis en allant chercher le contenu désiré en ligne) et que “l’intégration du numérique en France risque de se faire parce que les cartables sont devenus trop lourds“. De là à penser que l’immersion des enfants dans un monde numérique se fera de plus en plus jeune et en se substituant aux activités humaines, il n’y a qu’un pas.

Je le franchis allègrement tout en restant conscient que le jour où l’intelligence artificielle sera assez développée pour que les organismes cybernétiques atteignent le libre arbitre, de nombreuses menaces sont susceptibles d’apparaître (et là nous pensons tous ensemble aux mêmes films d’anticipation, THX 1138 pour citer le plus noble à mon goût). D’ici là, les enfants pourront certainement profiter dans peu de temps de répétiteurs de poésie toujours à disposition, d’outils d’analyse des types de fautes d’ortographe les plus souvent commises,d’interfaces tactiles permettant d’appréhender plus facilement les frises historiques, etc …

La principale question que je me pose finalement est : “quelles activités d’enseignement ou de garde pourraient être définitivement substituées numériquement” ? J’entends déja les sceptiques et les enseignants répondre : “aucune”. Si vous avez une autre opinion, n’hésitez pas à m’en faire part…

Pimp my Site

pimpAbsolument tout le monde y va de sa conception du web 3.0 afin de revendiquer le titre de paternité du terme, comme O Reilly ou plutôt D. Dougherty pour le 2.0 : d’O’ Reilly justement à Dave Winer, en passant par Martine la palme revenant quand même à Nova Spivack et Jason Calacanis pour avoir chacun donné une définition qui cadrait avec leur propre start-up ! Robert Scoble ou Pierre Chappaz montrent plus de recul sur la question.

Ne retenons que le consensus général voulant que la prochaine grande étape du web reposera sur le web sémantique. Le web serait alors une plateforme (définition du web 2.0 selon Tim O’Reilly) permettant à des applications diverses d’échanger des données devenues interopérables (grâce à un métalangage par exemple).

Le web sémantique, sensé précéder l’ère de l’intelligence artificielle, est rarement présenté de manière plus pragmatique (mais souvent de manière plus claire je vous l’accorde) et voici où je veux en venir. Quel apparence prendra un site de prochaine génération ? Ressembleront-il à des pages d’accueil de Netvibes accueillant des modules de contenu de sources diverses ? S’agira-t-il simplement d’interventions ponctuelles, comme l’autocomplétion de formulaires grâce à la mise en mémoire des formulaires déja remplis ? Cela concernera-t-il essentiellement les réseaux sociaux, qui à l’image de Facebook ou bientôt de Linkedin et Myspace, donneront à des applications tierces la possibilité de venir se greffer au site ? S’agira-t-il tout simplement de sites entièrement personnalisables de la forme au fond ? Pourrons-nous adapter les sites à notre image et à nos besoins de contenus grâce à des données intercompatibles ?

Certes, il est abérrant de chercher à prévoir le futur, mais il s’agit d’un exercice bien plus stimulant, me semble-t-il de chercher ce à quoi peut concrètement ressembler le prochain web par l’observation (où en sont les sites actuels ? quel gap reste-t-il à franchir ?) que par la réflexion pure…